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Africa Legacy : L’Expo Immanquable De La Rentrée

Africa Legacy, l’expo à ne pas manquer cette rentrée à Bruxelles, réunit art africain classique et contemporain à l’Espace Vanderborght dès le 4 septembre.

Il y a les expositions qu’on visite, et celles qui font la rentrée. Du 4 septembre au 1er novembre, l’Espace Vanderborght se transforme en un vaste passage entre les siècles : 265 œuvres, deux étages, un seul fil conducteur — l’Afrique comme berceau vivant de la création. Sous le commissariat du galeriste Didier Claes, Africa Legacy s’impose déjà comme LE rendez-vous culturel bruxellois de septembre, celui qu’on coche en premier dans son agenda.

Africa Legacy : La Grande Expo De Cette Rentrée

Pendant que Bruxelles range ses valises et ressort ses agendas, une exposition s’apprête à monopoliser les conversations. La Ville de Bruxelles ne fait jamais les choses à moitié quand il s’agit de culture : portée par le bourgmestre Philippe Close, l’échevine Nawal Ben Hamou et le Centre Culturel Congolais, Africa Legacy réunit 165 œuvres classiques et 100 créations contemporaines, puisées dans des collections privées et institutionnelles parmi les plus prestigieuses d’Europe. Une ampleur rare, qui suffit à elle seule à en faire l’événement culturel du mois de septembre.

On n’avait plus vu cela depuis 1988, quand Utotombo posait au Palais des Beaux-Arts un premier grand état des lieux de l’art d’Afrique noire dans les collections belges. Près de quarante ans plus tard, Africa Legacy reprend le flambeau, mais change de regard : ici, pas de hiérarchie entre l’ancien et le neuf, seulement une continuité de formes, de symboles et d’imaginaires qui traverse les générations.

Rez-De-Chaussée, La Mémoire Des Formes

Au rez-de-chaussée s’annonce une réunion rare : masques rituels, statuettes et objets de pouvoir, venus d’Afrique centrale et de l’Ouest, quitteront le temps de deux mois les collections privées et institutionnelles qui les abritent d’ordinaire — et que le grand public n’a, la plupart du temps, jamais l’occasion de voir. Ces pièces n’étaient jamais de simples objets décoratifs : un masque ouvrait un dialogue avec l’invisible, accompagnait un rite de passage, incarnait une autorité. Le pari d’Africa Legacy est de sortir ces œuvres du silence des vitrines d’ethnographie pour leur rendre ce qu’on leur retire trop souvent — leur profondeur spirituelle, leur charge symbolique.

Premier Étage, Le Souffle Contemporain

Au premier étage, place à des peintres, des photographes et des sculpteurs d’aujourd’hui, dont les œuvres dialogueront avec celles du rez-de-chaussée sans jamais chercher à les imiter. Sculptures, installations et clichés devraient s’y répondre d’une salle à l’autre, à tel point qu’on ne saura peut-être plus toujours qui, du passé ou du présent, inspire l’autre. C’est précisément ce vertige qu’Africa Legacy semble vouloir provoquer : montrer un continent qui n’a jamais cessé de se réinventer, et dont on n’a, la plupart du temps, qu’un aperçu très partiel.

Ce même étage réservera une autre surprise : un espace pensé par le Centre Culturel Congolais, où conférences et rencontres viendront prolonger, tout au long de l’exposition, ce que les œuvres auront donné à voir — de quoi continuer la conversation bien après avoir quitté la salle.

Didier Claes, Passeur D’Un Héritage

Né à Kinshasa, nourri dès l’enfance par ses voyages en République Démocratique du Congo, Didier Claes a fait de l’art africain classique sa vie entière. Galeriste depuis 2002 au Sablon puis, depuis 2017, dans un espace du quartier Louise, il s’est imposé sur les plus grandes foires internationales — TEFAF, Frieze Masters, Parcours des Mondes — et a présidé BRUNEAF pendant plus d’une décennie. Avec Africa Legacy, il pose un regard actualisé sur un patrimoine qu’il connaît de l’intérieur, sans prétendre en réécrire l’histoire : « L’exposition invite avant tout à regarder, à ressentir, à se laisser toucher par la beauté des œuvres », confie-t-il.

DidierClaes

Huit Rendez-Vous Pour Penser L’Afrique

Autour de l’exposition, les Africa Legacy Talks proposent huit soirées au format TEDx, où trois à quatre intervenants ouvrent le débat en cinq minutes chacun avant de le confronter au public. Spiritualité de l’art classique, influence silencieuse sur l’art moderne, réparation par la création, l’Afrique muse de la mode et du design, afrofuturisme au cinéma : les thèmes se répondent, jusqu’à la clôture du 30 octobre, consacrée à une question qui agite déjà le marché de l’art — l’art africain, futur grand investissement ?

Les plus jeunes ne sont pas oubliés : le programme Les Petits Créateurs propose aux groupes scolaires des visites accompagnées d’ateliers, tandis que le Legacy Walk crée un espace de rencontres pour les professionnels du secteur.

Neuf Muses Pour Porter Le Message

Autour d’Africa Legacy gravitent neuf personnalités belgo-congolaises venues des mondes de l’humour, des médias, de la mode et de la musique : Kody Kim, Laura Beyne, Jennifer Kolomoni, Virginie Philippot, Adam La Nuit, Cécile Djunga, Amanda Malela, Gérald Watelet et Ohana Nkulufa. Chacune, à sa manière, prolonge le dialogue entre héritage et création contemporaine que l’exposition met en scène.

Informations Pratiques

Exposition
Date4 septembre – 1er novembre 2026
LieuEspace Vanderborght, 50 Rue de l’Écuyer, 1000 Bruxelles
HorairesMer-dim : 11h-18h · Ven : 11h-21h
EntréePlein tarif : 12€ · Étudiant : 6€ · Groupe (8 pers. et +) : 8€ · Enfant (0-12 ans) : gratuit
Réservationcentreculturelcongolais.be/africa-legacy

Deux mois seulement, huit semaines pour ne pas la manquer : voilà ce qui fait d’Africa Legacy l’expo de la rentrée à s’agender sans attendre. Comptez une soirée entière pour tout absorber : les œuvres, les récits, l’espace de rencontre.

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